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A travers un processus expérimental, Luc Ewen aborde les possibilités et les limites du langage photographique, créant des paysages étranges, donnant vie à un univers dystopique. Le voyage est unique.

Artiste discret, sinon secret, Luc Ewen ne prétend pas «faire» de la photographie, pas plus qu’il ne se définit comme un photographe.

En fait, c’est en questionnant la photographie – laquelle, selon lui, « est une partie de la réalité mais qui ne l’est pas » -, qu’il met en oeuvre, en couches, des processus traversés par l’objet, le paysage et la chimie. Dans son petit laboratoire habité par la transfiguration, Luc Ewen fabrique des images où, au final, « tout est vrai et tout est faux ».

A travers un processus expérimental, Luc Ewen aborde les possibilités et les limites du langage photographique, créant des paysages étranges, donnant vie à un univers dystopique. Le voyage est unique. Artiste discret, sinon secret, Luc Ewen ne prétend pas «faire» de la photographie, pas plus qu’il ne se définit comme un photographe. En fait, c’est en questionnant la photographie – laquelle, selon lui, « est une partie de la réalité mais qui ne l’est pas » -, qu’il met en œuvre, en couches, des processus traversés par l’objet, le paysage et la chimie. Dans son petit laboratoire habité par la transfiguration, Luc Ewen fabrique des images où, au final, « tout est vrai et tout est faux ».

Surtout, c’est sa façon de parler du temps. Chaque image est une recomposition, un travail d’une extrême précision. Et ce, partant d’un fonds de vieilles photos, toutes liées à une sorte de petite mythologie personnelle, une archive redevable de la nature – Luc y veille comme un collectionneur. Une nature arpentée depuis l’enfance. Et une archive sur laquelle l’artiste intervient, à coups de virages chimiques, « avec de la peinture par-dessus ». Son goût de la chimie, de l’expérimentation qui fait qu’«il y a quelque chose qui change», il le doit à son grand-père, un ornithologue amateur magicien à ses heures, capable de modifier une couleur avec un bout de soufre allumé. Et donc, Luc Ewen d’intervenir sur ses propres photos, qu’alors il fragmente, assemble et superpose pour recomposer digitalement une image qui bouscule les codes et les repères. Une image où «quelque chose d’autre advient», qui est de toute beauté mais d’une beauté terrible. Tout l’enjeu de la fabrique Ewen, c’est la métamorphose, qui dit l’oeuvre du temps. Et le temps Ewen, c’est un temps passé-recouvré. Sitôt réanimé qu’il est fantasmé. Ainsi, en découpant ses photos comme il découpe des parcelles de mémoire, Luc fait naître une autre réalité, celle d’un paysage hybride, à la fois marin et montagneux, un paysage inventé, en transit, surgi d’un autre âge pour devenir une sorte de métaphore d’apocalypse. Adepte de la vie simple, écologiste paradoxal – urbain tenté par la campagne, marcheur séduit par la bourlingue à travers les latitudes -, Luc l’observateur-arpenteur, à l’affût des toutes les explorations, intègre aussi dans son langage visuel tout un florilège d’objets. Toute une imbrication insolite, surréaliste, de peaux de poissons, de fleurs fanées, clous rouillés, bois calciné, cendres. Et surtout de morceaux de crânes de renards. Figure récurrente, le renard n’est toutefois pas à lire sous le prisme de l’animal, mais celui d’un vécu, d’un temps intime… universalisé. En tout cas, ce sont autant d’objets et de végétaux soumis au changement d’échelle, libérés de toute contrainte, dont la signification profonde se dérobe, à moins de symboliser notre combat avec «les forces supérieures», le combat de l’homme déraciné des temps modernes (selon Kafka). Du reste, pas âme qui vive dans la création photographique de Luc Ewen, déployée en formats parfois aussi ronds que des planètes, ou des hublots, sinon des lentilles de longues-vues.   Tout contribue à semer le doute dans l’esprit du regardeur. Mais tout parle du « mensonge si présent dans notre monde », dit Luc Ewen. La série Preludio para el año 3001, qui utilise des objets de très petite taille, où « ce microcosme est élevé à une dimension monumentale paysagère », incite « le spectateur à se questionner sur l’état d’un monde futur où le paysage ne sera plus qu’un objet de rêve ou d’utopie ». Marie-Anne Lorgé, 2021

TEST TEXT ONLY – TEST TEXT ONLY Through an experimental process, Luc Ewen addresses the possibilities and limits of photographic language, creating strange landscapes, giving life to a dystopian universe. The journey is unique. A discreet, if not secretive, artist, Luc Ewen does not claim to «do» photography, nor does he define himself as a photographer. In fact, it is by questioning photography – which, according to him, «is a part of reality but which is not» – that he implements, in layers, processes crossed by the object, the landscape and chemistry. In his small laboratory inhabited by transfiguration, Luc Ewen creates images where, in the end, «everything is true and everything is false». Above all, it is his way of talking about time. Each image is a recomposition, a work of extreme precision. And this, starting from a collection of old photos, all linked to a kind of small personal mythology, an archive indebted to nature – Luc watches over it like a collector. A nature surveyed since childhood. And an archive on which the artist intervenes, with chemical turns, «with paint on top». His taste for chemistry, experimentation that makes that «there is something that changes», he owes it to his grandfather, an amateur ornithologist magician in his spare time, able to modify a color with a piece of sulfur lit. And so, Luc Ewen to intervene on his own photos, which he then fragments, assembles and superimposes to digitally recompose an image that shakes up codes and landmarks. An image where «something else happens», which is beautiful but terribly beautiful. The whole challenge of the Ewen factory is metamorphosis, which says the work of time. And Ewen time is a past-recovered time. As soon as he is resuscitated that he is fantasized. Thus, by cutting his photos as he cuts parcels of memory, Luc gives birth to another reality, that of a hybrid landscape, both marine and mountainous, an invented landscape, in transit, arising from another age to become a kind of metaphor for apocalypse. Adept of the simple life, paradoxical ecologist – urban tempted by the countryside, walker seduced by the bourlingue through the latitudes -, Luc the observer-surveyor, on the lookout for all the explorations, also integrates in his visual language a whole anthology of objects. A whole unusual, surreal interweaving, fish skins, faded flowers, rusty nails, charred wood, ashes. And especially pieces of fox skulls. A recurring figure, the fox is however not to be read through the prism of the animal, but that of an experience, an intimate time … universalized. In any case, they are all objects and plants subject to the change of scale, freed from any constraint, whose deep meaning is evaded, unless we symbolize our fight with «the higher forces», the fight of the uprooted man of modern times (according to Kafka). Moreover, no soul that lives in the photographic creation of Luc Ewen, deployed in formats sometimes as round as planets, or portholes, if not lenses of telescopes. Everything contributes to sowing doubt in the mind of the viewer. But it’s all about the «lie so present in our world,» says Luc Ewen. The series Preludio para el año 3001, which uses very small objects, where «this microcosm is raised to a monumental landscape dimension», encourages «the viewer to question the state of a future world where the landscape will be nothing more than an object of dream or utopia». Marie-Anne Lorgé, 2021